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La lettre perdue
Par Martin Hirsch
2012, Stock, 279 pages, 19 €.

Tout commence la nuit où Martin Hirsch quitte le gouvernement de Nicolas Sarkozy, et s’apperçoit de la perte de la lettre écrite par son père, vingt-quatre ans plus tôt (qu’il retrouvera plus tard), dans laquelle il le mettait en garde contre "les réflexes de caste propres aux énarques". Martin Hirsch écrit alors cet ouvrage, afin de garder en mémoire ce qu’il a reçu de son père et retrouver les racines de son engagement.

Composé de brefs chapitres non chronologiques, il raconte sa présidence d’Emmaüs, son goût pour la montagne et la musique, ses années de médecine, et rend hommage au village cévenol de Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), haut-lieu du protestantisme et de la Résistance, où son père (juif) s’était réfugié, pendant la guerre et a été sauvé de la déportation. S’appuyant sur les diverses motivations de son engagement, il adresse une lettre ouverte aux jeunes et un plaidoyer pour l’Europe.