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Une nouvelle dynamique vient d’être impulsée au dispositif du service civique, qui bien que méconnue du grand public, se positionne comme une réelle passerelle pour l’emploi des 16-25 ans.
Le principal axe de développement se traduit par la mise en œuvre d’une politique de promotion partenariale qui mobilise le service de l’emploi du Pays (SEFI), les communes (Centre de gestion et formation) et l’Etat. Le second axe d’action retenu consiste à associer l’outil du service civique aux efforts réalisés pour lutter contre le décrochage scolaire et le chômage des jeunes. Ainsi, l’accès à certaines formations est facilité, parmi lesquelles les Diplômes d’État d’éducateur spécialisé (DEES), d’éducateur technique spécialisé (DEETS), de technicien de l’intervention sociale et familiale (DETISF), d’assistant de service social (DEASS) et d’éducateur de jeunes enfants (DEEJE). Les lauréats de l’Institut du service civique sont en effet dispensés de l’épreuve écrite d’admissibilité aux formations pour obtenir ces différents diplômes.

Par ailleurs, jusqu’au 11 juillet 2016, certaines formations préparant aux diplômes en travail social pourront également déroger à la durée maximale des stages (6 mois)  : le DEES, le DEETS, le DEASS, le DEEJE et le diplôme d’Etat de conseiller en économie sociale (DECESF).

Avec un taux de chômage qui explose en France (10,4 % au sens du BIT, sur le 3e trimestre 2014) et un risque encore plus élevé chez les moins de 25 ans (23,7 %), les jeunes peuvent trouver dans le service civique un tremplin vers un projet de carrière mieux formalisé. Cette période formatrice ouvre en effet des horizons plus larges à des jeunes souvent démunis face à l’entrée dans la vie active. Ces nouvelles passerelles du service civique vers l’emploi seront donc un atout supplémentaire pour les encourager à s’engager.