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L’engagement de service civique s’apprête à souffler sa septième bougie et l’heure est au bilan.
Créé en 2010, le dispositif a subi de nombreuses modifications ces dernières années. Il est notamment devenu "universel" depuis le 1er juin 2015 avec une augmentation du nombre de missions. Ainsi, tout jeune de 15 à 25 ans qui en fait la demande doit se voir proposer une mission.

150 000 jeunes devraient pouvoir effectuer un service civique en 2017.

Les volontaires satisfaits


Selon les dernières études 2016, IFOP/Agence du service civique et Kantar-Sofres/Agence du service civique, les anciens volontaires se disent plutôt satisfaits de leur expérience.

    L’acquisition d’une expérience utile dans leur parcours professionnel est désormais la première motivation pour 55 % des anciens volontaires.
  •     13% des jeunes de 16 à 25 ans déclarent avoir déjà réalisé un Service Civique, soit un score en hausse de 4 points par rapport à la vague précédente.
  •     94 % des jeunes de 16 à 25 ans ont déjà entendu parler du service civique.
  •     91 % des anciens volontaires, ayant terminé leur mission il y a 4 à 8 mois, estiment être satisfaits de leur mission.
  •     94 % conseilleraient le service civique à d’autres jeunes.

Des points restent à améliorer


Il ressort également des deux études de l’Agence du Service civique que certains aspects du dispositif restent mal connus. En effet, 6 personnes sur 10 pensent à tort que le service civique peut être effectué dans une entreprise privée.

En réalité seules des organismes à but non lucratif (Association, ONG...) et des personnes morales de droit public (État, collectivité, région,...), ayant reçu l’agrément de l’Agence du Service civique, peuvent proposer ce type de missions.

L’indemnisation est également pointée du doigt. Un service civique revient en effet cinq fois moins cher à l’employeur qu’un stagiaire à temps plein, ce qui pourrait se transformer en main-d’œuvre qualifiée recrutée à peu de frais.

Pour rappel : Pour la structure, un jeune en service civique représente un coût de 106,31 € par mois en espèce ou en nature (tickets restaurant, prise en charge de la carte de transport, etc.). Il perçoit en plus une indemnité financée par l’Etat et versée par l’Agence du service civique, d’un montant minimum de 467,34 € nets (507,20 € bruts). IL peut aussi percevoir une indemnité complémentaire de 106,38 € nets (115,46 € bruts), selon critères sociaux.

De plus, bien qu’une majorité des anciens volontaires pense que leur mission leur a été utile pour un futur emploi (confiance en soi, développement des compétences...), 56% d’entre eux disent ne pas avoir été accompagnés ou conseillés pendant leur mission pour préparer l’après Service Civique. Les structures d’accueil devraient donc être davantage sensibilisées et fournir des garanties sur ce point fondamental du Service civique.