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La Lettre de l’Economie Sociale n° 1510 mai 2013- hebdomadaire
Motivations et freins à l’engagement bénévole des Français

Dans le cadre des travaux initiés par l’Agence pour la valorisation de l’engagement (AVE), un groupe de travail sur l’engagement bénévole des seniors vient de publier les résultats d’une enquête sur les freins et les motivations à l’engagement bénévole des Français, de SO à 65 ans.

La population senior, nombreuse, disponible et expérimentée est un véritable atout pour l’avenir du secteur associatif et de l’intérêt général Pourtant, seuls 17 % des Français de 50 a 65 ans, soit I personne sur 6 dans cette tranche d’âge, s’engagent régulièrement dans une association, au moins quelques heures par mois(1)

Parmi ceux qui ne sont pas engagés aujourd’hui, 35 % envisagent de le faire, ce qui constitue un réel potentiel, à condition qu’on leur permette de trouver une association près de chez eux (58 %), d’utiliser leurs compétences professionnelles dans leur activité bénévole (43 %), d’étendre leurs connaissances et leurs expériences (29 %), et de mieux connaître les besoins des associations et les activités proposées (27 %) Mais 65 % n’envisagent pas d’avoir une activité bénévole a l’avenir, et leur principal frein à l’engage- ment est la méconnaissance du secteur associatif, de sa flexibilité et des possibilités qu’il offre ils craignent que le benevolat leur prenne trop de temps et devienne une contrainte (43 %), voire entraîne des dépenses (ll %), ils ne savent pas en quoi ils pourraient être utiles à une association (18 %) ou ne trouvent pas d’association proche de chez eux (10 %) Parce qu’il n’est pas concevable d’admettre un tel gâchis au moment même où les associations ont le plus besoin de personnes compétentes pour grossir leurs rangs de bénévoles, le groupe de travail pour l’engagement bénévole des seniors recommande aux pouvoirs publics et aux entreprises, la mise en place de mesures visant à améliorer la transition vie active retraite pour promouvoir l’engagement associatif des seniors et notamment de :

• sensibiliser les DRH à la nécessite de mettre en place davantage de partenariats entre les entreprises et les associations afin que les salariés en fin de vie active se familiarisent a l’engagement et comprennent qu’il existe divers moyens de rester actif et de développer sa vie sociale au-delà de l’entreprise Notamment grâce au développement du tutorat,

• développer les formations proposées aux salariés en fin de carrière dans le cadre du DIF, mais également aux retraités, lors des formations proposées par les organismes de santé et les mutuelles Un accompagnement et une meilleure connaissance des opportunités a s’engager pourraient ainsi lever de nombreux freins a l’engagement,

• aménager les deux dernières années de vie professionnelle, en complément du contrat de génération, pour faciliter le projet d’engagement des futurs retraités. Avec par exemple, la mise en place d’une période de congé solidaire ou d’un aménagement du temps de travail pour ceux qui souhaitent commencer à s’engager dans des missions bénévoles,

• réfléchir à un service civique adapté aux plus de 60 ans, avec une véritable gestion des ressources humaines seniors et des missions proposées par les associations comme cela a été mis en place avec le service civique des jeunes,

• mieux reconnaître l’engagement bénévole et l’utilité des seniors par une vaste campagne de communication.

(Source Sondage « L’engagement des seniors de 50 a 65 ans en France » réalise par le CerPhi pour le groupe de travail pour l’engagement bénévole des seniors, du 21 ll 12 au 12 12 2012 auprès d un échantillon de 724 personnes représentatives de la population française âgée de SO a 65 ans, méthode des quotas pai intel views en face a face au domicile des interviewes système CAPI)